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Un méthaniseur thermophile en construction

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Un projet innovant et multipartenarial

Installé depuis 1999 en agriculture biologique (bovins viande) à Saint-Aquilin, Jules Charmoy s’engage dans un double projet très innovant : la construction d’un séchoir multiproduits couplé à un méthaniseur thermophile au sein de son exploitation.

C’est une première en Dordogne et un vrai challenge pour Jules Charmoy dont la volonté est de trouver un réel équilibre entre enjeux environnementaux, économiques et écologiques.

L’EARL La Ferme des Charmes va porter ce projet qui s’inscrit dans un cadre multipartenarial puisqu’il intègre également une SAS spécialisée dans la production énergétique, une SARL spécialisée dans la gestion des déchets, neuf exploitations agricoles, une cuma, deux coopératives agricoles, une coopérative forestière, et une scierie.

Une unité au service du développement et de l’évolution des pratiques

La volonté de développer ce projet sur le secteur de Saint-Aquilin a été motivée par plusieurs constats :

  • Des fourrages de mauvaise qualité dans un secteur très humide,
  • Un déficit de produits riches en azote minéral au sein des exploitations engagées dans l’agriculture biologique
  • Un accroissement des coûts de l’énergie

Avec les mois, le projet a mûri et s’est enrichi de voyages d’études dans la Vienne et le Calvados. Le concept a autant séduit les filières agricoles conventionnelles et biologiques que la filière forestière du secteur.

Cette démarche a abouti à la coexistence de deux projets indissociables : un séchoir multiproduits capable de valoriser entre 1 500 et 2 000 MWh d’énergie thermique par an et un méthaniseur de 300 kW électriques.

L’énergie thermique va être récupérée sur le moteur de cogénération et les gaz d’échappement de l’unité de méthanisation de la SAS Méthacycle. Elle sera ensuite convoyée vers le séchoir multiproduits de l’EARL La Ferme des Charmes sous forme d’eau chaude à 80°C.

Un système d’échangeur va permettre la génération d’un flux d’air chaud, couplé à un dispositif de déshumidification.

La valeur ajoutée du séchoir

Pour les agriculteurs :
  • Une amélioration significative de la qualité des fourrages : + 60 % en valeur énergétique et + 50 % en valeur protéique, associée à l’arrêt de la pratique de l’enrubannage qui est grand consommateur de plastique et d’énergie (capacité : 500 tonnes de matière sèche de fourrages en vrac).
  • Le séchage impératif après la récolte de l’avoine nue (floconnerie) de printemps (récolte tardive), du tournesol de bouche (décorticage des graines très sèches pour panification), du maïs pop-corn et du maïs traditionnel. Ces récoltes sont aujourd’hui séchées avec du gaz d’origine fossile.
  • Le séchage des noix : ramassées en octobre, elles ont besoin d’un séchage rapide après récolte à 28 degrés. Cette opération est aujourd’hui assurée par du gaz d’origine fossile.
Pour la coopérative GRASASA :

Cette coopérative est historiquement centrée sur la production de granulés de luzerne. Ce type de
séchoir représente une opportunité pour le développement et la consolidation de micro-filières «luzerne de qualité» via la contractualisation de volumes.

Pour la filière bois et la coopérative Alliance Fôret Bois :
  • Le séchage de bois bûche et de plaquettes, pour les ramener de 45 % à 15 % d’humidité et améliorer de 2 MWh par tonne (capacité : 1 500 à 2 000 stères par an).

Ce séchoir représente une opportunité pour réduire les immobilisations de capitaux liés au long temps de séchage du bois en extérieur.

Cet exemple illustre une fois de plus la forte dimension territoriale et économique des projets de
méthanisation agricole et rurale.

Le méthaniseur thermophile de 300 kW électriquessera couplé à unséchoir multiproduits qui valorisera entre 1500 et 2000 MWh d'énergie thermique par an

Des voyages d'études pour dénicher des innovations mais pas seulement...

Le projet de Jules Charmoy s'est enrichi au fil des voyages d'études dans la Vienne et dans le Calvados.

Dans la phase de co-consctruction d'un projet, les voyages d'études permettent d'aller voir ce qui se fait ailleurs en matière de méthanisation agricole et rurale et : 

  • De découvrir des technologies innovantes  
  • De profiter des témoignages et des retours d'expériences des gestionnaires d'unités de méthanisation (qu'ils soient positifs ou négatifs).
Consolider le groupe !

Au delà des innovations qu'ils permettent de repérer, les voyages d'études sont un atout précieux sur le plan humain : ils aident à consolider le collectif existanten fédérant tous les membres du groupe autour du projet.

Les voyages peuvent se dérouler en Allemagne, en Italie, au Luxembourg ou en France.

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